"Puisque nous sommes encore dans la période des vœux tous azimuts, permettez nous de formuler quelques souhaits concernant tout particulièrement la tenue des conseils municipaux.
Souhaitons d'abord qu'en toutes circonstances de larges débats soient rendus possibles, même lorsque l'ordre du jour est chargé et l'heure avancée. Il ne nous appartient pas de fixer les ODJ, mais il nous appartient en revanche de jouer notre rôle de minorité, ou d'opposition, comme vous préférez, en posant les questions nécessaires et en exigeant des réponses claires à ces questions.
Nous avons été choqués de constater lors des derniers conseils qu'il nous était répondu cavalièrement que tel sujet avait déjà été traité en commission, ou "qu'on n'allait pas y passer la nuit".
Le CM est le seul lieu de débat contradictoire où tous les concarnois peuvent avoir connaissance des véritables enjeux de sujets qui les concernent, que ce soit par leur présence, par la presse, ou par le site Internet de la Ville (sur lequel il y aurait à dire !) .
Soyez bien heureux d'avoir des oppositions actives et réactives qui, représentant la grande part des concarnois qui ne vous ont pas élus, jouent leur rôle, fassent des propositions, analysent les dossiers, et nourrissent le face à face démocratique.
Lorsque vous refusez d'entendre les critiques ou de discuter les sujets de façon approfondie, c'est à une partie de vos administrés que vous claquez la porte.
Nous formulons ensuite le vœu que lorsqu'il vous arrive de répondre favorablement à la demande d'un débat public, par exemple sur un sujet sensible comme celui des fermetures d'écoles, ces engagements soient tenus.
Et que nous n'apprenions pas par la presse que tout est bouclé.
Notre rôle d'élu, de représentants des citoyens, attentifs aux mêmes questionnements que beaucoup, et engagés au service de tous, mérite un peu plus de considération, et nous jugeons avec sévérité les effets d'annonce sortis de nulle part dont personne n'a été préalablement informé.
( sur ce point le maire a répondu que le débat sur les écoles aurait lieu au CM de mars. Ce dont nous
avons pris acte )
Nous formulons enfin un troisième vœu concernant les susdites commissions. (qu'en est-il d'ailleurs des demandes de changements qu'on nous avait demandé de faire en octobre et auxquelles nous n'avons toujours pas eu de réponse ?)
Ce sont des espaces de réflexion auxquels nous sommes attachés mais en aucun cas cela ne peut remplacer l'exposé public des enjeux, tout d'abord parce que le public, précisément, n'y est pas convié, même si cela permet un échange fécond avec le personnel, ensuite parce que les décisions qui en découlent, relèvent du vote majoritaire et ne reflètent pas nécessairement les discussions qui en ont été la substance, enfin parce que les recommandations de certaines commissions ne sont pas toujours suivies d'effet et que c'est, au final, la municipalité qui tranche, alors même que, j'ai le regret de le dire, les membres de la majorité sont souvent absents lors de ces réunions.
Nous voudrions donc formuler le vœu que ces réunions préparatoires soient réellement des espaces de débat ouverts, animés, et efficaces pour le bien être de tous les concarnois"
dominique dieterlé- christian colimard
Car en cette période de vote budgétaire le rappel de vérités parfois ignorées n’est pas inutile.
On entend dire par certains que ceux qui réclament le plus à la collectivité sont ceux qui payent le
moins.
Faux ! Qui paye des impôts ? en vérité : tout le monde !
Taxe d'Ordures Ménagères, taxe d’habitation, chacun y est soumis, en particulier depuis la mise en place du RSA qui n’exonère plus les bas revenus .
Impôts sur le revenu ? Même les foyers non assujettis se joignent à l’effort global par le biais de la TVA, des taxes sur les fluides, et autres contributions (CSG, RDS.)
Tout cela participe, au niveau de l’Etat comme des collectivités, au service public et au bien commun, on ne s’en choquera pas, sauf pour constater l’envolée de certains prélèvements insupportables aux plus démunis et les engagements politiques de ceux qui utilisent ces fonds.
Ne pas négliger, de plus, que du national au local, même dans les systèmes prétendument les plus libéraux,
des aides constantes et massives sont attribuées au secteur privé : cela est apparu au grand jour lors de la crise financière, mais c’est une pratique récurrente et souvent
méconnue.
FAIRE ÉMERGER LE FAIT SOCIAL SOLIDAIRE !
Il est impératif de reconnecter la prise en charge de la vie publique aux réalités.
Au terme de cette première décennie d'un nouveau siècle que d'aucun nous promettait prospère pour tous, c'est dans un environnement de dégradations sociales et humaines diverses que notre ville évolue.
Cela semble méprisé par le Concarneau qui engendre et accueille de très riches populations (192 foyers émargent à l'Impôt Sur la Fortune).Celles ci sont flattées et chéries par les managers qui se suivent à la conduite des affaires municipales, et pourtant, cela ne fait pas le compte. Car leur attention ne se porte évidemment pas sur les mêmes priorités que les familles inquiètes de ne pouvoir assurer le logement confortable, l'alimentaire satisfaisant, l'éducatif épanouissant, un état de santé sécurisé, le loisir et culturel accessible à tous, des meilleures conditions de transport, etc...
Prendre en charge ces réalités au niveau communal appelle d’autres choix politiques.
Le budget en est l’expression : une fois assurés les services obligatoires (écoles, voirie, personnel, social, équipements), il reste une « marge de manœuvre » qui résulte forcément de ces choix.
Deux options sont possibles :
Choix de l’image, du prestige, du service au privé sans contrepartie (3 millions d’euros d’aménagement aux Sables Blancs pour dérouler le tapis au constructeur de la thalasso, publicité non stop payée par les concarnois à l’organisateur de la transat, maison pour les seniors aisés, écoles privées favorisées, etc … ) : c’est le choix de la droite à Concarneau.
Ou … Utilisation d’un impôt modéré pour soutenir le service public, pour contrer solidairement les inégalités sociales, et mettre en œuvre des projets utiles au plus grand nombre, notamment face à toute cette précarité en recrudescence sur notre territoire.
C’est le choix d’ « à Bâbord toute ! »
Dominique Dieterlé
Christian Colimard
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