12 décembre - deux poids, deux mesures ?

Publié le par ababordtoute

Nous avons lu cette semaine dans la presse des appels répétés de tout ce que Concarneau compte comme notabilités (maire, député et autres adjoints ...) pour réclamer à cor et à cris l'ouverture (justifiée) d'un centre de vaccination sur la troisième ville du département .
Ouverture qui semblait effet nécessaire, afin de ne pas obliger les parents d'enfants en bas âge et les anciens à faire le trajet jusqu'au centre de Quimperlé, apparemment débordé par l'afflux des patients, sans compter, en ces jours où l'on prône à tout va des économies drastiques en matière d'énergie, tant de dépenses et de consommations inutiles.

Silence radio de la préfecture qui n'envisage pas d'ouvrir de nouveaux centres de vaccination, et notamment sur Concarneau

Merci pour le service public de la santé !

Mais, par ailleurs, à la demande du maire (toujours lui), qui s'inquiète des problèmes d'insécurité à Concarneau , une demande favorable a été facilement acceptée pour la présence de renforts ponctuels de police pour des "opérations de sécurisation du centre ville et de Kerandon" (Le Télégramme du 11 décembre)

Ceci, en dépit du fait que des enquêtes récentes, et des constats faits par  la police elle-même, évoqués au CLSPD (Conseil local pour la Sécurité et la Prévention de la Délinquance) aient fait état d'un niveau de délinquance relativement bas à Concarneau:

" Réactivé en début d'année, le conseil local de surveillance et de prévention de la délinquance (CLSPD), présentait hier les conclusions d'un diagnostic qu'il a confié à deux étudiantes. Au vu du rapport rendu par Noémie Hubert et Julie Bregon au terme de leurs entretiens, Laëtitia LePort préfère parler d'incivilité «même si l'emploi de ce terme énerve des gens», ajoute l'adjointe à la citoyenneté. En 2008, neuf mineurs ont été impliqués dans des actes délictueux et quarante-trois ont fait l'objet d'une prise en charge par la protection judiciaire de la jeunesse. Des chiffres peu importants au regard de la population de la ville (20.653 habitants), dont les moins de vingt ans représentent environ 22%." (Le Télégramme du 13 juin 2009)

Il avait été proposé à l'époque par l'actuelle municipalité elle-même d'embaucher des éducateurs de rue pour favoriser les actions de prévention plutôt que de répression sur les "délits" les plus fréquemment constatés, d"incivilité" donc (bruit, alcoolisation sur la voie publique, et autres petits actes de vandalisme).

Lors de la dernière commission du personnel il nous a été répondu que l'embauche d'un binôme d'éducateurs était remis à d'autres temps, peut être 2011... si tout va bien !
En attendant la police veillera sur Concarneau et ses jeunes "incivils"
.

Alors ? Tant pis pour la prévention, et vive le service public de sécurité !


Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article