CR de la commission Centre de Santé du 11/09/2014
Réunion Centre de Santé du 11 septembre 2014
Présents : René Arveuf , Chantal Bogard, Christian Collimard, Hélène Derrien, Marie France Goussé, Philippe Laporte, Jacques Ménochet, Marc Perrot, Marc Pion, Françoise Treussier
Compte rendu rédigé par Philippe et Jacques, d'après les notes de Philippe. Toute personne présente à cette réunion peut nous contacter si elle souhaite rectifier des propos ou préciser des idées.
Après quelques considérations générales, en attendant l′ arrivée de tous les participants, René intervient pour proposer une démarche : créer une association et aller au devant des concarnois pour sonder leur motivation. Il rappelle la différence entre une maison de santé, qui regroupe des professionnels de la santé fonctionnant sur un mode libéral, et un centre de santé qui accueille des personnels de santé salariés.
Jacques propose de faire un tour de table, afin que chacun se présente brièvement, en précisant ce qui l'a conduit à faire cette démarche autour de ce thème. Il pense qu′il est nécessaire de faire un état des lieux de la santé sur Concarneau (nombre de patients par médecin, quel avenir à court terme si l'on tient compte de l'âge des médecins, de l'hôpital qui périclite, etc...) et de connaître les besoins des concarnois en termes de santé, avant même de construire un projet aussi important.
Hélène fait l′ historique d′un projet de centre de santé en cours dans la communauté de communes autour de la ville de Montluçon, qui est parti d'un constat: un hôpital en difficulté, une médecine de ville qui perd 50% de ses médecins à l′ horizon 2015, une population en baisse constante depuis 30 ans, suite aux difficultés du bassin d′ emploi, une partie importante de cette population étant en difficulté socio-économique. Ce projet de centre de santé a été porté par la liste Front de Gauche aux dernières élections municipales. Le dossier a été présenté à une mission IGAS lors d′une visite de celle-ci à l′hôpital. Il s ′agit d′un centre de santé multi disciplinaire adossé à l′hôpital.
Philippe se déclare intéressé par ce projet qui lui semble aller tout à fait dans le sens de la reconquête de la proximité du politique avec la population.
Marc Perrot a été sensibilisé à ce thème lors des conférences gesticulées du printemps à Trégunc. Il souhaiterait qu'un tel centre soit orienté vers les médecines douces ainsi que sur la prévention qui n′est plus assurée par les médecins qui ont fait le choix d′ une hyper spécialisation. Lui-même est aussi sensible aux influences de l'habitat sur la santé (géobiologie). Dressant un rapide état des lieux sur Pont-Aven, il fait remarquer qu′il y existe déjà une maison médicale, qui fonctionne sur le mode libéral, pour pallier au départ de deux médecins généralistes. Il existe également un centre qui fonctionne avec un ostéopathe, un psychologue et une infirmière.
I l pense que notre crédibilité augmenterait si nous trouvions des médecins volontaires.
Marc Pion a vu, il y a 3 ou 4 ans, un documentaire sur LCP qui décrivait l′ expérience d′ un médecin en centre de santé. Il connaît bien Benjamin qui a présenté la conférence gesticulée sur ce thème.
Il pense qu′ un centre de santé ne répond pas seulement à une baisse de la démographie médicale mais doit être aussi l′ occasion d′ une participation citoyenne à la gestion de la santé.
« Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs », dit-il, en accord avec Jacques pour d'abord évaluer les besoins. Cela peut se faire sous la forme d′une enquête de conscientisation. On pourrait poursuivre en visitant un centre en fonctionnement ou faire venir un des acteurs de ces centres.
Christian pense que ce projet est une manière de concrétiser les aspirations issues de la campagne des municipales. Quelle dynamique mettre en place pour que cela devienne une revendication de la population ? Il ne croit pas qu′ il soit possible actuellement d′intéresser les édiles à ce sujet.
Françoise Treussier constate que ce projet rentre tout à fait dans ce que défend la Ligue des Droits de l′ Homme. Il manque des spécialistes à Concarneau : pas de pédiatre, plus d′urgences, peu d′ ophtalmologistes et de gynécologues. Lorsqu'un généraliste part en retraite, ses patients ne peuvent plus en trouver un autre sur Concarneau même. Elle pense également qu′il faut avoir une vision très précise de la situation, des besoins et des attentes des concarnois.
René met en avant ce qui l'a motivé, c'est à dire un principe essentiellement idéologique : pourquoi accepter un système marchand, quand on peut mettre en place un service non marchand ? Certes, plusieurs motivations peuvent œuvrer dans le même sens : des motivations idélogiques ainsi que des motivations d′utilité publique.
Il est également favorable à une enquête de conscientisation mais il faut que ça reste concret. Il pense aussi qu′il faut faire la " publicité " de notre démarche (journaux, réunion publique), sans attendre, afin de viser l'efficacité, et ne pas tomber dans des réunions en petit cercle, qui ne déboucheraient jamais sur des actions concrètes.
Chantal Bogard de la LDH a également assisté à la conférence gesticulée. Elle connaît plus le principe des maisons de santé que des centres. Un centre pourrait délester le service des urgences de Quimper qui est saturé.
Marie-France souhaiterait pour commencer une permanence avec un médecin salarié qui assurerait une présence tardive le soir, après la fermeture des urgences. Elle a eu des échos de centres fonctionnant en Seine St Denis.
Héléne rappelle que les centres de santé peuvent effectuer les dépistages bucco-dentaires qui sont actuellement en voie d′abandon par le gouvernement. Elle donne le nom de deux possibles interlocuteurs : Eric May qui est président de l′Union Syndicale des Médecins de Centres de Santé et Didier Ménard, qui exerce à Saint-Denis (93) au sein d'un centre de santé.
Il serait intéressant de contacter Claude Garin, ancien président du centre infirmier de Lanriec.
En conclusion, nous évoquons la nécessité d′organiser une réunion publique avec la projection d′un documentaire, une présentation de l′état des lieux concarnois et l′intervention d′une personne déjà engagée dans la vie d'un centre de santé.
Une réunion préparatoire est décidée pour le 6 octobre 18h à la maison des associations.