26 octobre - mécénat ?

Publié le par ababordtoute

Comme nous l'avions annoncé, nous nous sommes retrouvés hier (4) pour imaginer une réponse possible aux annonces fracassantes ( pour ceux qui les font ), pitoyables en réalité, concernant la solution miracle à tous nos problèmes de disette économique : lire "le mécénat" !

 

Cristian s'était fendu de quelques écrits que nous avons discuté, intégré, ré-écrits et désintégrés ( ça c'est une plaisanterie !), bref voici ce que nous avons pondu.

Suite à une consultation par mail, deux membres d'ABT de plus nous ont fait part de leurs réactions positives, nous avons donc envoyé à la presse le communiqué qui suit.

 

Remarques plusieurs fois entendues : " il serait peut être temps qu'ABT bâtisse un "programme" pour l'avenir".

 

Pour ma part, et cela n'engage que celle qui écrit ces lignes ( DD)  je ne me sens aucune légitimité pour construire un programme tout ficelé qu'on livrerait  tel quel à la population

primo: les politiques font des promesses qu'ils sont rarement en mesure de tenir, une fois arrivés aux fonctions qu'ils occupent

deusio: la politique ne peut pas être que l'affaire des élus

 

un programme ne peut donc pas se construire, à mon sens, sans une implication très large de la population qu'il concerne, la question est : comment mobiliser les gens sur leur propre avenir ?

donc, toujours un point de vue perso, un programme honnête définira une approche citoyenne, une méthode et une politique d'ensemble, mais pour la suite.... je me pose des questions ?

qui peut y répondre ?

 

Trève de bavardages, voici le communiqué en question:

 


"A peine les conseillers ont-ils le dos tourné, qu'après la vente des biens communaux décidée au Conseil municipal, on apprend par la presse que la ville recherche des "mécènes" pour financer des actions culturelles et patrimoniales qui sont de son ressort. 
Nous assistons en fait à une opération de conditionnement idéologique à l'ultralibéralisme capitaliste qui ne doit pas faire illusion aux Concarnois: ce qui se fait aujourd'hui au plus haut de l'État en terme de désengagement, de privatisation, avec toutes les inégalités qui en découlent, est à l'œuvre de la même façon dans la politique de l'équipe municipale UMP 
 
Où ont été évoquées publiquement ces intentions de confier à des entreprises une mainmise financière, sans limite définie, et n'en doutons pas, une participation au pilotage des projets (pourquoi s'en priveraient ceux qui mettent la main dans le tiroir-caisse - voir la "Concarneau st Barth" ) ? pas au Conseil Municipal, pas en commissions, pas auprès de la population. Déni de démocratie. 
 
Après la vente au plus offrant des biens communs des Concarnois, c'est l'administration de ces mêmes biens qu'on amène au privé sur un plateau. A quoi cela va-t-il servir sinon à saper encore un peu plus notre indépendance dans les secteurs les plus flatteurs en terme d'image (le patrimoine historique, l'action culturelle, la vie artistique), quitte à désengager la collectivité de toute responsabilité si l'affaire tourne mal ? Déni de service public. 
 
Les pseudos bonnes affaires qu'on nous annonce dans ces domaines de privatisation sournoise, pour faire des "économies", font en réalité supporter à la collectivité, via les impôts, des dépenses sur lesquelles elle n'a plus aucune maitrise. Exemple: les aménagements routiers et autres nécessaires à l'opération Eiffage, le coût exorbitant de la transat, la vente au rabais du bâti municipal, etc... A qui cela profite-t-il vraiment ? Déni de transparence. 
 
On est loin d'un projet de démocratie participative, de gestion publique des services publics, qui a notre faveur parce qu'étant le plus nécessaire à l'ensemble de la population, impliquant le droit et l'égalité de tous dans l'accès à l'éducation, la santé, la culture, le logement, l'emploi ."

 


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