dernières nouvelles
Notre ami Philippe avait posté un commentaire au dernier article qui , semble-t-il, ne s'est pas enregistré sur le site, le voici donc à suivre
La dernière phrase du texte fait allusion à notre prochaine AG
laquelle aura donc lieu le lundi 25 aout à18 h
à l'Abri du marin
on peut amener un casse croute au cas où
l'ordre du jour est grand ouvert, néanmoins il sera question
- de la vie de l'association , René ayant reçu des dossiers à remplir pour la pref
- d'urbanisme : les nouvelles n'ont pas manqué au long de l'été , comment ABT doit elle réagir et faire de nouvelles propositions ( sables blancs, port , aménagment urbain etc ...)
- des commissions : pour préparer notre rentrée
- engageons nous une action pour le forum des assos du 6 septembre: questonnaire ? tract ? interviews ???
- divers ...
commentaire de l'article "déroute, des routes"
Cet article, bien que bref, résume assez bien les enjeux des années à venir.
Où nous mettons les quelques pourcents d’investissement public qui nous restent après le passage au libéralisme forcené, dans une économie qui nous permette de diminuer sa dépendance aux énergies fossiles, où nous accélérons notre course vers le mur du changement climatique et de la fin du pétrole bon marché.
Le CD 122, à notre petite échelle, et cet A831 confirment que subsistent à de hauts niveaux décisionnels des femmes et des hommes qui n’ont (ou ne veulent avoir) aucune vision de l’avenir, envasés qu’ils sont dans les marécages du productivisme et de l’ultra libéralisme.
L’éditorial de Hervé Hamon dans le Télégramme d’aujourd’hui dimanche est encore plus radical :
« C'est une sorte d'hommage à Samuel Beckett que l'économie européenne joue et rejoue à guichets fermés. Beckett attendait Godot. Nous attendons la reprise. Qui traîne, qui ne viendra pas. En dépit de toutes les promesses verbales et de tous les espoirs. On peut incriminer la stratégie dominante des gouvernements européens. Réduire les déficits, sans doute, mais pourquoi s'étonner que cette cure d'austérité à marche forcée engendre l'atonie ? Sans compter l'obsession allemande de l'euro fort et son refus, non moins obsessionnel, d'une inflation maîtrisée. On tue le cheval à lui infliger un tel remède. Mais, par-delà ces préoccupations légitimes, il faut s'interroger sur l'après-crise, se demander s'il existera, au bout du bout, une quelconque restauration de l'âge d'or. Nos politiques feraient bien de modifier leur politique. Mais ils feraient mieux encore de nous débarrasser de ce mirage. Car, pas plus que n'arrivera Godot, nous ne retrouverons l'ivresse des Trente Glorieuses, le toujours plus garanti. Tandis que la finance devient folle, nous changeons d'ère et de logiciel. L'énergie à gogo, c'est (bientôt) fini. Le corporatisme de papa, c'est (bientôt) mort. Les bagnoles qui roulent à 200 km/h, c'est (bientôt) ringard. Les villes tentaculaires, c'est (bientôt) intenable. Le stress pour ceux qui travaillent tandis que les autres chôment, c'est (bientôt) condamné. Les hypermarchés qui malmènent l'emploi, c'est (bientôt) périmé. Le portable d'Apple encore mieux que le précédent qui part à la poubelle, c'est (bientôt) idiot. Et chacun sa tondeuse quand une pour cinq suffirait largement, c'est (bientôt) l'évidence. Quant au TGV à 500 km/h, quand on ne peut plus se payer le train, ça rimera à quoi ? La reprise, cher Godot, on l'espère un peu. Mais il va falloir changer de vie, changer de modernité. »
Le monde qu’il décrit est bien celui d’une activité créatrice mise au service de l’homme et débarrassée de l’accoutumance à la drogue de la croissance.
Serge Latouche écrit, et il suffit d’un niveau élémentaire de mathématiques pour le vérifier :
"Une croissance de 2% chaque année équivaudrait à multiplier par 7 le PNB en 100 ans !
En 2.000 ans il serait multiplié par 160 millions de milliards !!!"
Ces discours, nous devons nous en inspirer pour nos futures luttes locales.
Rendez-vous le 25 août pour commencer à rêver !
P.Laporte.