Et pendant ce temps-là, les travaux continuent...La commission "culture" en chantier

Publié le par ababordtoute

La prochaine séance de la commission culture se tiendra lundi 8 avril à 18h à la salle bleue derrière l'ancienne mairie.

Voilà où en sont les travaux à ce jour. En prendre connaissance si vous souhaitez venir à cette prochaine réunion, ouverte à tous, comme toujours.

 

1° COMPTE RENDU DE LA Commission Culture du 25 mars PAR MARIE HELENE

Rappel : à travers la mise en commun de ce qui a été fait et de ce qui va se faire, nous avons opté pour une publication sur notre sujet. Nous nous sommes mis d'accord sur le format (journal), avons débrousaillé les thèmes, nous pouvons commencer une mise en forme.

Jacques : Education artistique en milieu scolaire et après?
L'éducation artistique est présente en milieu scolaire de la maternelle jusqu'au CM2, (mots, musique, arts plastiques...) mais après?
A partir du collège, les disciplines artistiques sont sujettes, comme toutes les autres matières, à évaluation (notes) ce qui freine la spontanéité des enfants. L'évaluation est devenue le but plutôt que l'apprentissage, l'imposition d'une culture « moyenne » ou prétendûment « universelle » qui est en fait la culture de la bourgeoisie (milieux sociaux, d'origines ethniques différents). La réduction des inégalités n'est plus une valeur essentielle.
L'investissement municipal au-delà de l'école primaire (à noter : le collège dépend du Conseil Général et le lycée du Conseil Régional) paraît en manque de projet. On pourrait, par exemple, investir dans des structures décentralisées dans les quartiers (ateliers) avec une structure centrale où l'on donne des spectacles (en rapport avec les ateliers), un lieu qui regrouperait les associations, même privées, qui pourvoierait aux mêmes services.
Il faut faire un état des lieux de ce qui existe déjà à Concarneau, y consigner les rôles respectifs des associations et de la Ville.On peut compter déjà Kerandon, le foyer des jeunes à Lanriec et le Centre Socio-Culturel La Balise en centre ville. (Note sur La Balise : c'est un projet d'établissement réel, géré en tiers par la Ville / la CAF / Les habitants). Il ne faut pas oublier les environs de Concarneau. On peut regrouper les lieux sans tout recentrer (en thèmes ou points communs, exemple un atelier musique avec un atelier sculpture...., avec des journées d'ouverture à et sur la ville).
A faire également : état des lieux des locaux municipaux.

Jean-Pierre : Culture et développement durable.
Notes sur le sujet précédent : il y a nécessité de faire quelque chose autour du lieu, des lieux, de l'espace, des lieux de rencontre. Nous sommes déjà à la recherche d'organisation, nous sommes déjà dans la réponse à la question qu'on se pose...
ouverture à tous de façon laïque et sans anathème

Sur le sujet culture et développement durable, Jean-Pierre a eu recours à des apports structurels très pluriels, un travail à plusieurs, sur des réflexions communes.(utilisation possible du texte)
Le thème du développement durable touche les domaines, entre autres, de l'environnement, de l'économie, du social, plus de l'espace culturel, en tant que lieu d'échanges qui peut discuter sur chacun de ces sujets. Par exemple, le marinarium est un lieu culturel (pêche responsable, développement durable...) la Bretagne côté culturel dans le cadre du développement durable (partagé avec d'autres).

Il faut inviter à un développement durable qui se situe dans une perspective de changement, dans les limites de l'intervention publique (aspect revendicatif) en se donnant les moyens à ce que cela progresse.
Là aussi, il y a matière à état des lieux... Construction à voir la prochaine fois.

MHélène : Culture : consommateurs ou acteurs? notes données à Dominique + Liste des citations sur la Culture. (constat sur la marchandisation de la culture)

Dominique : Culture (collectif) pour tous, art pour chacun (individuel).
La culture (cultures) est le partage, et fait appel au mode de connaissance. L'art est un regard porté sur, une sorte d'analyse critique, qui fait appel à l'imaginaire.
La société dite « du temps libre » est devenue celle du temps chômé.
Proposition de dessin d'un arbre de la culture, où les branches ou les feuilles portent par exemple des poèmes, des citations, etc. (poème de Neruda). Nous pouvons trouver, parmi ceux qui pensent comme nous, des gens qui auraient les compétences pour faire ce dessin avec qualité (mais qui émanerait toujours de nous)

Christian : Culture et Education Populaire
Titre : Osez la culture!
En ces temps de problèmes économiques, on peut penser que la culture passe après. Et pourtant, elle n'est pas accessoire et est un éveil à l'intérêt... Départ d'un futur écrit, qui nous fournit certainement notre éditorial!

Commentaires (Marie-France)
Au musée du Louvre, une correspondante amène les gens modestes et apprend beaucoup de ces derniers : la culture n'est pas que dans les musées (désacralisation des lieux de culture). Vous avez une culture, vous êtes cultivés!

Ex. Paolo Freire, pédagogue brésilien, qui luttait contre l'analphabétisme : il partait de ce que savent les gens, et les gens savent beaucoup de choses (il faut savoir écrire avant de savoir lire pour se libérer de l'afranchissement et des « consignes » . Ecrire c'est créer). Les savois populaires se composent de ce qui ne se trouve pas forcément dans les musées mais qui est présent dans une société donnée sans même qu'on en ait conscience. Désacraliser la culture c'est partir du langage de ce celui qui est proche , qui est là et qui sait. ( voir les réseaux d'échange de savoirs)
le choc culturel nous oblige d'apprendre à rencontrer l'autre, dans une dynamique d'échanges

Yann : Culture, animation culturelle en Bretagne
Il n'y a pas une culture, mais des cultures.
Il n'y a pas à qualifier la culture, et cette dernière ne sert à rien s'il n'y a pas appropriation  par la population, échanges entre les différentes cultures, enrichissement de la vie.
La culture, c'est les gens, la culture est à eux!
C'est pour ça que ce n'est pas seulement une question de budget. Il y a la difficulté de rencontrer l'autre, malgré le rapprochement en temps des gens (nouvelles technologies, même si la rencontre y reste superficielle).

La culture, c'est positif et politique. Les puissants s'en méfient parce qu'elle est aussi subversive.
Valorisation de la culture ouvrière et non « cultiver » les ouvriers.
Il faut distinguer culture et pratique artistique.
Développer la réflexion autour de la culture c'est développer l'esprit critique, sauvegarder la diversité, contre l'uniformisation par la consommation.
Il ne faut pas oublier la culture orale, l'écriture ensuite comme émancipation sociale.
Nous vivons dans un système où le peuple n'existe plus et où la culture n'est pas un échange avec les autres. Il faut redonner du signifiant par la culture, sinon ce n'est plus rien.



2° CONTRIBUTION DE JACQUES

Education artistique en milieu scolaire... et après
L'éducation artistique est présente dans les textes des programmes des écoles élémentaires. En maternelle, les enfants sont sollicités pour entraîner les fonctions corporelles à des gestes de plus en plus maîtrisés et précis. On y pratique essentiellement les arts plastiques, et aussi la verbalisation de poésies, comptines et chansons. A l'école élémentaire, on y ajoute des compétences à l'écoute et à la pratique musicales, à la réception des œuvres cinématographiques..

A l'école élémentaire, mais surtout au collège, l'éducation artistique est devenue une compétence dont on va évaluer et noter l'acquisition. Or, chaque enfant ne peut pas avoir la même relation aux pratiques artistiques, selon la plus ou moins grande sensibilité de sa famille et de son milieu proche. Alors, ce qu'on note, c'est avant tout ce que l'enfant a acquis au sein de son milieu, une compétence liée au plaisir, et qu'il peut manifester à l'école dans le cadre des activités artistiques encadrées, ce qui n'est évidemment pas le cas pour tous les enfants.

L'évaluation est devenue le but des activités à l'école, au détriment d'une éducation désintéressée et ouverte à tous avec un souci de réduction des inégalités.
La question à se poser : l'école joue-t-elle suffisamment son rôle de médiatrice et d'accompagnatrice vers un développement du goût et des pratiques artistiques ? Ne joue-t-elle pas aussi le rôle de l'institution qui impose une culture dite universelle, en oubliant la culture propre à chaque milieu social, chaque quartier, etc... ? Prend-elle en compte les savoirs et les pratiques que les élèves ont acquis dans leurs quartiers ?

En-dehors de l'école, les activités artistiques ne sont plus liées directement à l'esquisse d'une première sensibilisation faite, plus ou moins, à l'école. Les parents ont le choix entre :
– une école municipale de musique
– des organismes privés (écoles de danse, ateliers d'arts plastiques, etc...)
La réduction des inégalités de départ n'est plus l'objectif de cette offre. Le facteur économique et l'intérêt culturel des parents sont prédominants. Quels sont les enfants qui en profitent vraiment, malgré le quotient familial qui devrait en permettre l'accès au plus grand nombre?
Puis, lorsque les enfants atteignent l'âge de l'adolescence, et que les parents ne détiennent plus seuls la décision, beaucoup de jeunes, après plusieurs années de pratique, abandonnent.

Que peut-on faire dans un cadre municipal pour démocratiser l'éducation et les pratiques
artistiques ? Suggestions :
– que l'école de musique municipale pénètre dans les écoles et les quartiers, pas simplement pour
des auditions, mais pour des ateliers ouverts à tous, qui prennent en compte les savoirs, les
besoins, les envies des enfants, liés à leurs quartiers
– Créer l'équivalent d'une école de musique pour les arts plastiques, la danse, et le théâtre, le
cinéma ?
– que ces écoles municipales soient spécialement disponibles pour les jeunes à leur sortie du système scolaire
– supprimer l'évaluation des disciplines artistiques à l'école
– ouvrir un centre pluridisciplinaire de l'enseignement artistique, qui soit aussi un centre de
débats sur ce sujet, un instrument de réflexion, de décision, de mise en œuvre des projets
adoptés...et qui permette que soient liés les pratiques artistiques et le spectacle, celui-ci pouvant
correspondre à un programme proposé par des professionnels, aussi bien que des réalisations
diverses par des collectifs locaux, réalisations parmi lesquelles seront privilégiées celles qui
émanent des ateliers du centre lui-même.
– Ce centre fonctionnerait par « ateliers », certains ateliers étant décentralisés dans les quartiers, par alternance.
– Cette structure de centre global avec décentralisation d'ateliers permettrait, selon moi, un
brassage plus important que de créer des structures de quartier permanentes qui seraient alors
enfermées dans ces quartiers, les gens des autres quartiers n'y venant jamais. De plus, les
structures de quartier pourraient être plus légères puisque certains ateliers seulement y
fonctionneraient en alternance. Et chacun ne se verrait pas enfermé dans son quartier, mais aurait
goût à prolonger son activité, ou à en choisir une autre, dans le centre plus global.
– Un des buts étant aussi de favoriser la mobilité en ville, et non l'enfermement dans les quartiers, centre ville comme quartiers périphériques...


3° CONTRIBUTION DE JEAN-PIERRE ( avec l'aide de son ami Carassus)

« Culture et développement durable »
 
    La notion de développement durable est communément associée à la protection de l’environnement, que l’on confronte aux aspects économiques et, plus rarement, aux dimensions sociales pourtant si importantes la réflexion initiées par le rapport Brundtland.
Quant aux relations qu’entretient cette notion avec « la Culture », autant dire qu’elles sont la portion congrue, si jamais on s’en préoccupe !
Pourtant, il n’y aura pas de développement durable pour notre société sans un essor culturel à la source de l’invention d’ « un mode de vivre ensemble », nouveau qui batte en brèche les sacro-saintes règles du libéralisme qui nous gouvernent et nous dominent, aujourd’hui !
 
Pour s’en convaincre, deux exemples concrets peuvent être évoqués ici.
 
Le marinarium de Concarneau, établissement que nous nous honorons de compter dans notre ville, n’est pas un simple muséum qui enfermerait des savoirs passés et exposerait des connaissances propres à cultiver ses visiteurs.
Ce qui n’est pas si mal, convenons-en !
Il est aussi ,et peut être surtout,au regard de la problématique qui nous occupe, un formidable outil d’investigation de la vie marine, en temps que station de biologie marine,qui accumule des connaissances dont la diffusion  stimule des activités socio-économiques liées aux biotechnologies,à la pêche et à l’aquaculture.
C’est grâce au travail conjugué des scientifiques d’établissements publics similaires (Ifremer par exemple) qu’il est désormais possible de comprendre un certain nombre d’écosystème marin  et de s’y livrer à une pêche plus respectueuse des équilibres naturels.
Il est ainsi possible d’y mener des activités humaines durables parce qu’elles préservent le renouvellement des ressources et de l’écosystème dont elles sont parties prenantes, (et nous avec), tout en répondant aux besoins des populations…Pourvu qu’on ne leur impose pas de féroces règles de rentabilité et de profitabilité qui s’opposeront, alors à toute perspective de durabilité dans ces activités…
 
    La Bretagne est réputée comme terre de culture portée par des créateurs et des artistes qui s’attachent à la prolonger et à la renouveler, au contact d’autres cultures.
La culture qui est la leur se propose d’interroger notre société, de scruter finement les pensées et les sentiments de nos contemporains.
La culture ainsi conçue enrichit notre connaissance des sociétés et des personnes.Elle diversifie les manières de les appréhender et de les concevoir.Elle change notre regard sur le monde.Elle ouvre nos esprits à la multiplicité des possibles et des alternatives qui coexistent dans la réalité.
C’est à partir de cette diversité culturelle  et de cette pluralité d’approche qui en résulte que peuvent naître et s’affirmer les réponses neuves qu’appellent les défis d’un développement durable des sociétés.Elles rendent celles-ci plus à même d’inventer des solutions hier encore inconcevables faute d’imagination suffisante.
Encore faut il que des politiques publiques prennent à bras le corps les défis de l’accès et de l’élargissement des publics pour s’opposer à l’uniformisation marchande de l’offre culturelle, comme des esprits, et que se multiplient des rencontres culturelles de qualité !
     
    Scientifique ou artistique, la culture et les œuvres de l’esprit en général sont des vecteurs d’un élargissement des capacités humaines.Ainsi peuvent émerger de nouvelles compréhensions du monde qui engendrent de nouvelles façons d’intervenir dans celui-ci,or l’enjeu du développement durable des sociétés est un enjeu de civilisation.
Il s’agit de concevoir une organisation sociale et un fonctionnement dont la régulation ne repose plus sur les seuls critères économiques et financiers, mais fasse toute leur place aux critères sociaux, environnementaux, culturels et démocratiques pour que les réponses aux besoins des générations présentes et futures soient durablement assurées.


4° CONTRIBUTION DE CHRISTIAN

OSER LA CULTURE

Évoquer l'intérêt de la culture, n'est ce pas devoir l'intégrer au plaisir de croquer pleinement la vie?
En ces temps de difficultés, voir de désastre social, c'est pourtant trop souvent ressenti comme une gageure.

Sauf que! De quoi parle-t-on?
De ce qui se consomme, et qui se serait donc marchand, avec son enfermement dans la gamme formatée du médiatiquement correct... ou de ce qui en émancipe?
L'émancipation, c'est l'esprit critique, c'est la citoyenneté. C'est l'enrichissement au sens de l'affect, comme de celui de la compréhension des champs du juste et du possible.
La culture est une réponse émancipatrice face aux frustrations démocratiques et autres sentiments de relégation dominants.
Qu'elle soit populaire ou (et) élitaire, la culture a ceci de permanent dans l'espace et le temps, qu'elle est une donnée de premier ordre du patrimoine partagé qui porte et produit le lien social utile à nos destinées communes.

OseZ la culture !


5° RAPPEL D'UN ARTICLE DU BLOG « SOCIAL ET CULTUREL »

SOCIAL ET  CULTUREL
 
L’action sociale doit prendre en compte les besoins de l’être humain en société et garantir l’accès aux droits fondamentaux. C'est-à-dire recevoir : la nourriture, les soins, l’éducation, la justice, le travail, les bonnes conditions de vie
La culture est ce qui permet de pouvoir formuler ces droits et ces besoins à l’aide de moyens d’expression communs aux membres d’un groupe social, c'est-à-dire donner, partager, exprimer, créer, revendiquer si besoin est
 
L’art et la culture, parfois exprimés par un seul individu, sont pourtant toujours l’émanation d’un collectif social, même dans leurs composantes les plus novatrices et les plus créatives, ils ont besoin de s’appuyer sur une tradition, une histoire, des valeurs communes ( même s’il s’agit d’une forme transgressive)
 
Une société viciée, marchandisée, peut produire un art à son image, vicié et marchandisé, ou encore élitiste et réservé exclusivement à ceux  en ont les moyens. Mais à l’origine, art et culture sont dans leur essence profondément populaires.
 
Refuser au peuple l’accès, non à la consommation, mais à l’expression culturelle, c’est lui dénier sa qualité d’être social, d’être humain, d’être autre chose que l’animal ou la brute. La capacité à la maîtrise de cette expression s’appelle la culture, elle donne naissance à l’art et à la transcendance des besoins purement biologiques.
 
Politiquement parlant nous devons revendiquer l’éducation artistique, l’accès de tous à toutes les pratiques culturelles, et la reconnaissance de l’expression des cultures populaires dans leur diversité créative comme aussi essentiels que le droit à la santé, au travail au logement.
 
Celui qui a faim dans une société d’abondance n’est pas seulement un pauvre, un exclus, il est blessé dans sa dignité de devoir consacrer toute son énergie à la satisfaction de ses besoins les plus basiques : lui donner seulement à manger augmente sa dépendance et fait de lui un assisté ; lui permettre d’exprimer autre chose que ce besoin animal le rend à sa dignité d’exiger lui-même la justice, à sa liberté d’exprimer son humanité, à son désir de partage et de solidarité.
 
Tous les arts populaires, du jazz au rap, de la danse aux musiques traditionnelles, la peinture aborigène, le théâtre kabuki, la broderie des costumes et les contes ou les mythes, la cuisine chinoise ou les marionnettes indonésiennes, tous ces arts populaires, comme toute transmission éducative, tout langage partagé, ne sont pas nés pour exprimer exclusivement la faim, la misère ou l’esclavage, mais ils ont toujours permis, dans les conditions de vie précaires des peuples dont l’histoire est rarement heureuse, de partager la joie de créer, de fêter, d’embellir la vie,  et parfois aussi de dénoncer l’indignité de celui qui est opprimé ou méprisé.
Ce pourquoi il faut apprendre aux peuples à écrire ou à prendre la parole plutôt qu’à savoir lire, dans la soumission, les règles édictés par les puissants.
 
Les pratiques culturelles permettent également de sceller les groupes humains autour d’actions communes qui sont facteur de cohésion, d’appartenance et satisfont aussi le besoin de reconnaissance qu’un seul individu pourrait avoir du mal à faire valoir.
 
La culture n’est pas la cerise sur le gâteau du partage social, elle pourrait en être le ferment.
Réserver l’action sociale à ceux qui sont en galère, et la culture à ceux qui sont à l’aise est une forme de discrimination.
Oui, il faut œuvrer prioritairement, par le biais de l’action sociale, envers les populations les plus en difficulté, mais avec toutes les dimensions de la réalisation humaine qui impliquent la satisfaction de tous ces droits qui sont également nécessaires.
Il me semble que dans une société plus égalitaire, ou plus juste tout le monde devrait avoir le droit au « beau », et pas seulement à l’utile.
 
Un mot aussi fameux que malheureux du PDG de TF1 parlait de notre temps de « cerveau disponible » offert à Coca Cola … Dans notre vision du politique que faisons-nous de ce temps de cerveau disponible ? A quoi ou à qui allons-nous l’offrir ?


6° CONTRIBUTION DE DOMINIQUE

Culture pour tous . Art pour chacun

Partage : la culture comme élément de rapprochement. Appréhension et compréhension de l'autre par le regard, l'expérimentaion, l'émotion : facultés développées par la pratique artistique.

Culture pour tous : La confrontation et la réflexion culturelles permettent
le développement de l'esprit critique, très différent de ce qu'on pourrait appeler la foire d'empoigne du spectacle médiatique qui est en réalité plus consensuel que vraiment dérangeant puisque les experts et personnalités présentes sont pratiquement tous issus des mêmes clsses sociales et de la culture dominante. L'esprit critique est forgé par l'analyse et l'intuition que peuvent donner la pratique culturelle dans son ensemble
la confrontation avec des « points de vue » ; non pas au sens « d'opinion » mais au sens où l'artiste regarde ou écoute le monde de mille points de vue différents. Ces points de vue s'assemblent pour donner une autre image, une autre appréhension des choses
la perception d'un monde où LA culture et LES cultures dialoguent sans cesse de façon interactive pour donner du sens et de la conscience, un peu comme l'entend la philosophe Hannah Arendt, c'est à dire pour créer une pensée capable de se mettre en dialogue avec elle même, et ne pas se contenter « d'obéir » aux ordres, quels qu'ils soient, ou de se référer à un seul mode de pensée passif (communautariste, religieux,  social , scolaire etc..)

Art pour chacun : développer l'imaginaire , la capcité de création et d'invention que tout humain possède en lui, soit pour embellir et transformer son quotiodien, soit pour sublimer et réaliser un autre monde : principe révolutionnaire de l'invention artistique

Cependant se pose la question de savoir si l'Art à lui tout seul peut rendre le monde et les humains meilleurs ( les nazis n'étaient-ils pas d'excellents musiciens, et nombre de grands bourgeois des gens très « cultivés » ? )

D'où la nécessiare synthèse entre art et culture dans une volonté d'usage politique de ces notions :
L'Art permet à la capacité créatrice de chacun de s'exprimer ; la Culture devrait être l'opération par laquelle cette capacité vient sur la place publique, se partage, se complète, se transforme.
Tout Art peut être un concept révolutionnaire, mais s'il reste l'apanage d'un cénacle, d'une caste, ou d'une communauté , il ferme les portes à l'aventure humaine dans sa totalité.
La promotion de la culture, de toutes les cultures dans leurs conversations critiques et leurs échanges fait passer l'art de la sphère privée à la sphère publique, en ce sens elle sert une visée tranformatrice qui peut s'épanouir dans le champ du collectif.

Revenir au sens premier du mot « culture » qui est , pour les humains que nous sommes depuis que nous sommes passés au stage « agricole » ce qui s'oppose à l'état de nature sans transformation. La nature a des ressources qui ne sont pas infinies et des modes d'expression qui peuvent être a-sociaux. La culture est le mode par lequel on sème, on soigne et on récolte pour la nourriture de tous . Chacun cultive selon son terrain et les ressources de son milieu, mais plus la nourrture est diversifiée, mieux l'on se porte !


7° NOTE ET CITATIONS PROPOSÉES PAR MARIE HÉLÈNE

Il existe de puissants enjeux politiques et économiques pour définir et encadrer la culture. Lorsque les entreprenuers tentent de faire valider la notion de « culture d'entreprise », ou les ingénieurs celle de « culture technique » , ils contribuent àétendre l'amplitude des significations, mais au prix d'en diluer certaines caractéristiques spécifiques, comme l'opposition plus traditionnelle entre des styles plus spontanés, artistiques, religieux fondés comme le disait hegel sur le sentiment, et des types d'actions davantage fondés sur le calcul, la cognition, la règle.
Si ces deux modes s'entrecroisent fréquemment, doit on pour autant les confondre , contribuant alors à privilégier une conception totalisante de la culture ?

Le mot culture est parfois utilisé dans un sens restreint pour désigner l'industrie des biens culturels, cad les entreprises et activités de production, de distribution, et de gestion des droits d'exploitation de spectacles et contenus audiovisuels reproductibles. Ce secteur, sous l'effet du développement des technologies de l'information et de la communication, est en pleine transformation et son avenir fait l'objet de controverses politiques sous tension. ( Wikipedia)

il n'y a pas d'hommes cultivés, il n'y a que des hommes qui se cultivent . Foch
la seule manière de protéger sa culture c'est de la mettre en danger. Paul Andreu
la culture , c'est la mémoire du peuple, la conscience collective de la continuité historique, le mode de penser et de vivre . Kundera
la culture c'est ce qui demeure de l'homme quand il a tout oublié. Herriot
La culture n'est pas ce qui reste quand ona tout oublié, mais au contraire, ce qui reste à connaître quand on ne vous a rien enseigné. Vilar
on appelle cultivé un esprit dans lequel on a semé des autres ( Diane de Beausacq)
la culture trace des chemins droits, mais les chemins tortueux sans profit, sont ceux du génie. W. Blake
toute culture nait du mélange, de la rencontre, des chocs. A l'inverse, c'est de l'isolement que meurent les civilisations. O. Paz
la culture est une victoire de l'ennui sur l'amour propre. E. Faguet
la culture n'est pas un luxe, c'est une nécessité. Gao Xingjian
la culture est ce qui fait d'une journée de travil, une journée de vie. G.Duhamel
la culture c'est ce qui relie les savoirs et les féconde. E. Morin
la cultyure n'est pas une marchandise. Les peuples  veulent échanger leurs biens, mais ils veulent garder leur âme. Chirac !!
la culture tes la force humaine qui découvre dans le monde les exigences d'un changment et lui en fait prendre conscience. Elio Vittorini
mettez les arts dans la main du peuple. Ils deviendront l'épouvantail des tyrans. Michelet  



citation de Neruda pour illuster un dessin « arbre des cultures »

c'est lui, l'arbre des hommes libres, l'arbre terre, l'arbre nuage
l'arbre pain ou sarbacane, l'arbre poing et feu ardent
balloté par les tempêtes de nos époques ténébreuses
son mât tangu dans les arènes de sa puissance
voici venir l'arbre, c'est lui l'arbre du peuple
de tous els peuples de la liberté et de la lutte


questions en suspens ( qui s'y colle ? )

culture et éducation populaire
titre du journal
lettre ouverte ????
ressources culturelles du territoire et propositions d'ABT
la culture ça sert à quoi ?

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