Info : le forum pour la paix
Pour alimenter la réflexion sur l'intérêt d'une large participation au FORUM POUR LA PAIX du Lundi 10 Septembre, nous vous transmettons en pièce jointe:
-un support d'info actualisé, édité par le comité de Concarneau du Mvt de la Paix
-la reproduction d'une tribune de Roland Nivet pour O-F, qui nous apparait comme un élément pertinent,en relation avec ce rendez-vous.
Celui-ci est maintenant porté par une demi douzaine d'organisations pacifistes (Mvt de la paix, Université de la Paix, Pax Christi, Arac, Artistes pour la paix...), qui vont s'employer à approcher d'autres acteurs de la vie publique,et bien sur les individualités intéressées, afin que l'interpellation sur le sujet soit à la hauteur de l'enjeu.
Nous souhaitons que chacun(e) se fasse le relais de cette mobilisation .
A suivre... puisque nous en dirons encore plus, dès que tout se précisera encore mieux.
Salutations pacifistes.
Christian Colimard
LUNDI 10 SEPTEMBRE 2012
BREST – OPTION PAIX
Les 10 et 11 Septembre, le BREST officiel va accueillir en grande pompe
les partisans de stratégies guerrières et d'accroissement des armements.
Cette opération étatique baptisée « Université d'été de la défense » nous
place face à une seule option du monde : celle des dominations sur les peuples par la force et les armes.
En opposition, le collectif Bretagne du Mouvement de la Paix
invite toutes les sensibilités sociales, pacifistes et culturelles qui œuvrent à des
choix humanistes, à un:
« Forum Citoyen pour la Paix ».
Il se déroulera le Lundi 10 Septembre, de 14 heures à 19 heures, à la Maison des syndicats, place Édouard Mazé, à BREST.
Face à la promotion de l'esprit guerrier porté par les premiers, c'est la revendication de culture et de civilisation de Paix qui s'exprimera chez les seconds, avec de multiples déclinaisons possibles :
-bannissement du commerce des armes,
-réduction de leur fabrication, et notamment de celles de destructions massives, dont les bombes atomiques, que notre région a ordre d'héberger par autorité d'État,
-arrêt des opérations extérieures (OPEX),
-sortie de l'OTAN, et rétablissement de l'ONU dans ses prérogatives originelles,
-consacrer les milliards ainsi dévoyés, aux dépenses socialement utiles ( santé, éducation, logements, emplois...).
C'est tout le mouvement social et citoyen qui peut ainsi donner consistance à des fondements de la vie en société opposés à l'apologie de la violence et de la domination.
Un rendez-vous ouvert à tous
à ne pas manquer
Contact en Finistère : 06 67 90 42 64
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La paix est une construction politique
mercredi 29 août 2012
Il y a cinquante ans le 8 juillet 1962, la rencontre à Colombey entre le général de Gaulle et Konrad Adenauer, a constitué un geste politique fort au service de la réconciliation franco-allemande et plus généralement de la construction de la paix en Europe. Cette rencontre, puis le traité de paix et d'amitié entre la France et l'Allemagne de janvier 1963 ont existé, malgré les intérêts parfois contradictoires des deux Etats, malgré leurs logiques de puissance et de domination dans la construction européenne et des orientations parfois opposées en ce qui concerne les relations avec l'Union soviétique et l'OTAN.
Ce geste nécessitait une part de courage politique. Outre sa valeur politique symbolique très forte après les millions de morts qu'avaient entraîné les guerres entre ces deux nations ainsi que le nazisme, ce traité a permis, grâce à l'implication citoyenne des deux peuples dans de nombreux domaines de la vie économique, sociale, universitaire et culturelle de cultiver la paix entre les deux nations. Toutefois, cette construction n'a pu se faire que parce que le procès de Nuremberg avait condamné sans appel le nazisme et posé un acte de justice vis-à-vis des victimes. Par ailleurs, l'aspiration des peuples à la paix et au progrès social, les luttes contre le colonialisme et la création des Nations Unies, avaient engendré, malgré la guerre froide, un climat international qui a favorisé cet acte politique.
Le processus initié par ce traité montre par l'expérience que la paix est une construction qui s'élabore à travers des actes politiques qui touchent tous les aspects de la vie économique, sociale et culturelle des nations concernées.
La réconciliation franco-allemande, en favorisant la démultiplication des coopérations civiles entre les peuples, a été un des éléments décisifs pour la paix en Europe occidentale et non la possession de la bombe atomique par la France comme cela est parfois avancé.
Aujourd'hui, une Europe active pour la paix se construira à travers les solidarités entre les peuples d'Europe (et d'ailleurs) pour un mieux vivre commun, non à travers la mise en concurrence des peuples que tente d'imposer la logique néo-libérale, ni à travers des ambitions et des programmes militaires, fussent-ils communs, dont on nous demande de partager les coûts dans la logique atlantiste de la construction européenne actuellement proposée.
Ces luttes communes doivent prendre en charge la nécessaire démilitarisation des relations internationales, l'exigence d'une convention internationale d'élimination des armes nucléaires soutenue à l'ONU par 153 Etats, la dissolution de l'OTAN, mais aussi en positif le retour aux principes de sécurité collective sur lesquels était fondé l'Acte final d'Helsinki de 1975.
Enfin, cette expérience franco-allemande n'appelle-t-elle pas aussi à développer le même type de logiques au plan de l'espace euro-méditerranéen voir euro-africain avec, comme premier geste de la France, la signature d'un traité d'amitié et de paix entre la France et l'Algérie.
Roland Nivet
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