Papus interrompus

Publié le par ababordtoute

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Un nouveau pape est appelé à régner.
Araignée ! Quel drôle de nom ! Pourquoi pas libellule ou papillon ?
(Jacques Prévert)

On fait courir beaucoup de rumeurs au sujet  du futur pape : et si c’était un Africain; et même un Africain noir ! Et si c’était un Sud-Américain ? Et si c’était un petit jeune de 60 ans ?
Et si c’était ...
Et si c’était ....

Et si c’était ... une femme !!! ?

Ah non !
La chose s’est déjà produite par le passé et maintenant toutes les précautions sont prises.


C’est à la mort, en 855, de Léon IV que Jeanne l’Anglais est montée sur le trône pontifical, sous le nom de Jean VIII l’Angélique. La supercherie fut dévoilée lors de la Fête des Rogations de 858, au cours de laquelle elle mit au monde, son enfant. Ils furent tous deux traînés hors de Rome et lapidés par la foule des bons chrétiens. Le père de l’enfant aurait été Lambert de Saxe, ambassadeur à Rome.

C’est suite à ce scandale que l’on imposa au futur pape élu le test de la sella stercoraria, sorte de chaise percée en porphyre, sur laquelle il est forcé de s’asseoir.
Le musée du Louvre en possède un exemplaire mais qui n’est pas exposé (censure ?) :



Le Camerlingue, qui gouverne durant la vacance du pouvoir, a la charge de passer la main, par une ouverture aménagée à cet effet et de s’assurer de manu que le futur pape possède des attributs virils (dignitates) et qu’ils ne sont pas fictifs. Si le test est positif, il prononce alors la formule liturgique : Duos habet et bene pendentes (Il en possède deux et bien pendues).

Un pasquin (petit poème satirique) fut écrit par Estienne de la Fontaine :

Jadis à Rome une femme venue,
Pierre, s’assoir en ta cathedre osa ;
Et ordonner à tous. Or incogneue
Elle eust esté, sinon qu’elle posa
Enfant nouveau; puis Rome disposa
De se garder d’une semblable astuce,
Cherchant les lieux secrets, pres du prepuce
Du grand Pontife: & nul pouvoit avoir
Les clefs du ciel (cest estre Pape) que pource
Si tel avoir couillons falloit savoir.

Après tout ça on se dit que des grandes dévotes comme Christine Boutin ou Frigide Bargot feraient mieux de tourner sept fois leur langue dans la bouche de leur voisine avant de jeter l’anathème sur les droits des homosexuels.

Cassandra


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